Frelon européen ou asiatique : comment les différencier ?

Frelons asiatiques prédateurs des insectes pollinisateurs
Comment l'éradiquer chez soit (micro secteur 2 km de diamètre (01) & (02)
Y a t il des moyens de lutte à mettre en place ?
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mise à jour : mardi 18 janvier 2011 13:11:49

Xynthia

Juillet 2009 un essaim de très petite taille (tertiaire ou plus) a été s'installer dans un paradis de verdure. non loin de sa ruche mère. Il est sorti de la ruchette qui à produit les essaims de la serre de Galinat l'année dernière. Elle était dédiée aux essaimages, dans son espace réduit. Nous étions début juillet 2009, elles ont choisi de  s'installer dans une très vielle ruchette en châtaigniers d'un bleu charron fort fané. Cette dernière était composé d'un cadre de cire noire et de trois cadres de cire gaufrées neuves. Le lendemain elles ont quitté la ruchette bleu charron pour aller se pendre à une branche devant la ruchette d'où elles étaient sorties la veille. Un essaim d'une ou deux centaines de grammes, pas plus gros que mon poing. Mis de force dans une nouvelle ruchette, et emporté pour être installé près de la porte d'entrée de ma maison. C'est l'endroit idéal pour une colonie faible, afin de l'avoir au quotidien sous la main.

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Ce jour là j'ai été l'imbécile de Pagnol. Mais même l'imbécile de Pagnol c'est malgré tout glorifiant. Ce dernier aurait dit :  <<tout le monde savait que c'était impossible, un jour un imbécile est venu, il ne savait pas que c'était impossible et il la fait>>. J'avais bien d'autres endroits pour poser cette ruchette. Peu après je me suis dit que j'avais compte tenu des frelons noirs à pattes jaunes installés à 25 mètres fait le mauvais choix. Je n'ai pensé qu'à une chose ; les installer là où je peux les observer chaque jour. Nous savons tous qu'une colonie faible est vulnérable quel que soit le motif des agressions dont sont victimes les abeilles. Donc placée à coté du nid de frelon elles n'avaient aucune chance de se sauver. Les jours ont passé, et vu le petit développement de la colonie, elle est resté là. De rares frelons sont venu devant cette dernière. Ils se sont fait sérieusement réprimandé, et ont eu  finalement une prédation nulle sur cette très petite colonie. La présence humaine continuelle "autour" de cette colonie a t elle joué un rôle protecteur ?

Le premier travail de cette poignée d'abeille a été de construire des cellules royales. Mais quelle histoire ; pas assez nombreuses pour faire une colonie viable, voilà qu'elles envisagent d'essaimer. Nos abeilles sont plus malade que nous pouvons le supposer. Elles semblent ne plus savoir faire leur vie d'abeille. Elles me font penser à ces longues colonnes de réfugiés qui errent le long des routes pendant que la guerre ravage leur pays abandonné. 

Décidément cette ruchette à cinq cadres des années 72 construite avec du bois de pins maritimes des Landes, dans un excellent état de conservation aura connu bien des causes qui semblaient perdues d'avance. La précédente était l'arrivée d'une colonie au 10 octobre 2008 sous le nid de frelon en élevage à la Farouchie à Sergeac. Étonnement de la communauté scientifique et du commun des mortels par la date, et par le choix de la position sous un nid de frelon asiatique en élevage. Preuve est que les abeilles n'ont pas intégré le danger des frelons Vespa velutina nigrithorax. Cet essaim nourri a très bien travailler, mais n'a pas passé l'hiver. Il s'agissait de très petites, voir minuscules abeilles. Elle devaient vraisemblablement venir d'une colonie sauvage où faute de renouvellement de la cire, les alvéoles sont devenu si étroite que ne peuvent naître que des abeilles petites à taille fines. Elle n'ont pas bénéficié d'autant de visite que celle de l'année 2009 installées près de l'entrée de la maison. Pour autant leur nourrisseur était toujours alimenté. Si d'aventure je collectais un nouvel essaim à cette date, je l'installe dans l'habitation, qu'elles aient au moins le chaud autour de leur caisse.

Revenons à nos "essaimeuses". Nous aurions pu les transporter comme un petit chien aux soirées aux quelles nous nous sommes rendu au cours de l'été. Tout l'été, sans masque ni enfumoir, j'ai pris l'habitude d'ouvrir cette ruchette pour voir ce que pouvaient bien faire cette petite poignée d'abeille. Elles ont du s'habituer à mes visites tout les 3/4 jours, pas de piqûres, sauf un jour où je n'ai pas fait attention que le vent brassait fort les collines avoisinantes. La vallée là ou est ma maison, à l'abris du vent ce jour là a fait que j'ai ouvert sans faire attention à la météo. Quelques unes m'ont piqué. 
Elles ont par la suite continué à construire une bonne quantité de cellules royales, je n'ai pas vu d'essaim sortir. J'ai bien évidemment laissé faire et n'ai pas détruit les cellules royales. Elles ont eu toujours à manger au nourrisseur (miel et sirop en alternance) et visiblement se sont bien habituées aux ouvertures très fréquentes de leur logement. 

Le gros nids nid de frelons à 25m. de là ne s'est pas trop intéressé à cette colonie. Tout le monde sait que les frelon détruisent les abeilles. Cette petite colonie donnée sans succès a fait son chemin.  Tranquillement avec de faibles allées et venues, elles ont construit 3 cadres. Elles se sont faufilées sur six mois sans se faire voir, ou si peu qu'il semblait évident que chacune qui sortait semblait être l'une des dernières. 
Ici à la maison c'est le gel et pas de soleil même les belles journées d'hiver. Cela ne me plaisait pas de voir la planchette d'envol mouillée et gelée. Nous savons tous que l'élimination de l'eau induit un refroidissement. Fin janvier, je l'ai porté sous la serre de Galinat, au chaud et au sec. Il y du poids, donc de bonnes provisions. Le transport se passe gentiment sans fermeture avec un véhicule à moteur essence. Cinq minutes de transport et nous voilà sous la serre par un jour de température avoisinant les 2/3° au lieu de départ. Sous la serre c'est 5 à 8 ° de plus, mais personne n'est sorti, silence . . . 

Xynthia a détourné des objets sous la serre et la ruchette s'est renversée. Surprise il y avait beaucoup d'abeilles et elles étaient fort mécontentes. J'ai enfilé une protection et remis tout ce monde sur pied. Le lendemain, le pollen arrivait à nouveau à flots, signe de la bonne santé de la famille abeille. Une énorme floraison se prépare pour le 10/15 mars à 100 m. des colonies. Petit nourrissement pour les mettre en condition dés les premiers jours de mars. Cette floraison ; un vrai bonheur à cette saison, du nectar et du pollen nouveau. Aucun traitement sur ces végétaux ; que du bonheur. Le 5 mars déjà une fleur, (une égarée). Les autres se préparent à éclore dans une semaine la photo de ce bonheur apicole.

Nourrisseur avec alternance miel et sirop du commerce vont encore vitaliser cette colonie sur 3 cadres au 05/03/2010. Elles doivent avoir oubliée leur colère due à Xynthia, elle viennent vers moi comme pour dire bonjour, se pose sur moi et repartent vers leur ruchette.

Dans 3/4 semaines, un nouvelle caisse accueillera la petite colonie. Elle est habituée à n'occuper qu'un petit secteur de sa caisse. Elle ne devrait pas être trop perdue dans ce grand volume. 

Une telle colonie semble destinée dorénavant à un grand destin. 
30 mai 2010
Elle a essaimer, avec la reine de l'année dernière. L'essaim s'est posé sur un jeune pommier, a refuser d'entrer dans une ruchette, puis s'est posé sur un noisetier. Impossible de le capturer, finalement il est revenu à sa ruche. Bon nombre d'abeilles ont tenté de s'installer en haut des douglas, mais la reine n'a pas suivit, elle est restée à moins de 3 mètres du sol.

Plus tard, elle essaimera à nouveau et cette fois ci l'essaim sera collecté. 

Pendant ce temps la colonie galère avec ses varroas. A chaque naissance d'abeilles il s'en trouve de petites dans les allées de la serre qui ne peuvent pas voler car leurs ailes sont atrophiées. Malgré cette forte infestation la hausse est presque pleine. Très petite récolte par rapport aux 50 kg de la colonie voisine de quelques mètres. En fin de saison elle sera traitée pour réduire les varroas. N'ayant pas la bonne maîtrise de l'Apivar, elle a été traité aux lanières. Les lanières ont été fendu dans le sens de la longueur pour pouvoir en mettre tous les deux cadres la même quantité soit deux lanières. 
L'apivar à été essayé avec de la graisse de canard sur d'autres colonies. Le résultat semble quantifiable. Mais la quantité trouvé sur le carton est elle fiable en nombre de varroas ?.
Janvier 2011, elles semblent bien aller. Dimanche 16 janvier à 15 h 30, elles étaient assez nombreuses à ramener des petites boules de pollen à la ruche. Où avaient elles bien pu trouver des fleurs ? 

      © Christian Ceyral

 

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z  Fichier créé le 01/01/2010 - mise à jour le mardi 18 janvier 2011 - Rédacteur : Christian Ceyral 
Statistiques mois de novembre 2007 : c'est 1372 visiteurs 6669 pages ouvertes
Statistiques mois de mars 2008 : 3600 visites 13000 pages ouvertes

Graphique récapitulatif de 3 années d'observations en Périgord Noir

Les quantités de jeunes reines piégées en 2009 ont été moins nombreuses malgré un plan de piégeage identique. Les 6 communes de référence sans piégeage ne marque pas d'évolutions significatives. Certaines découvrent les premiers nids en 2009. Sur aucun des nids conservés en 2008 et 2009 nous n'avons réussi à capturer la jeune reine avec des pièges à proximité durant le temps ou elle était seule pour construire son nid et alimenter ses larves.