Frelon européen ou asiatique : comment les différencier ?

Échec des pièges à jeunes reines en Dordogne

Accueil Juillet 2010
© Christian Ceyral 

En 2009 des collectes demandés par l'IRBI de Tours ont été faite par Jacques sur sa ruche au Plantier à Sarlat. Il s'agissait de rechercher si plusieurs colonies prélevaient sur un seul rucher. Les conclusions de plusieurs lots de prélèvements seront publiées prochainement. 

La miellées est terminée en Sarladais depuis la fin des fleurs de châtaigniers. C'est déjà la préparation à l'hivernage des colonies d'abeilles. Certains devront encore préserver leurs colonies des frelons qui ne manqueront pas d'impacter les abeilles. L'avantage de l'éradication manuelle des frelons à pattes jaunes est que la fin de saison sera calme, sans grande prédation sur les colonies.

Les petits nids sont découvert, et là ou une personne à l'œil, il s'en découvre des quantités importantes. A Plazac une seule personne (Georges) à compté 9 départs de petits nids. Un de ceux là a été déplacé et mis à la disposition des scientifiques de nos instituts nationaux de recherche. Il progresse normalement et s'est semble t il bien acclimaté à son nouvel environnement. Tout près de son point de destination un nid a été découvert. Ce dernier sera aussi déplacé sur Sarlat pour constituer un nid de réserve en cas de problème sur un de ceux déjà déplacés. Un de ceux de Plazac est congelé en attendant le passage des scientifiques. 

Les essaims d'abeilles se multiplient en juillet.  Certain seront multipliés par 5 et 6. Ce sera poussé jusqu'au maximum pour le simple désir de savoir : jusqu'où la multiplication ?.

Les essaims cette année ont été nombreux à se loger dans des endroits où les abeilles ne sont pas les bienvenues. Toujours la situation classique des volets fermés des résidents secondaires et même des résidents permanents. 
Ensuite, c'est derrière les isolations des combles emménagés où elles sont Royales. C'est aussi des endroits privilégiés pour l'installation de nombreux hyménoptères dont les Vespidés comme les frelons. Les essaims d'abeilles ont été nombreux aussi à s'installer pendus aux branches des arbres faute de logement plus décents : serai ce que Dame nature n'a plus de creux à leur offrir notamment dans les vieux châtaigniers presque tous disparut ?. Les apiculteurs ont des méthodes de multiplication d'essaims plus économiques que de déposer de nombreuses ruches aux quatre coins de leur commune afin d'espérer capturer une colonie d'abeilles au printemps. Paradoxes ou fabulations de la disparition des abeilles. Il sera très intéressant de vérifier ce qui s'est passé cette année dans les communes voisines de Tamniès.

La fin de la multiplication des essaims semble arriver. Quelques unes font encore être tenté tout le mois d'août juste pour voir jusqu'où la multiplication des colonies permettra de contrer les effets nocifs des produits chimiques répandus dans la nature. Compte tenu que rien de sûr ne permet de rétablir la mortalité des abeilles à un niveau faible, il faut bien aller vers un plus grand nombre en fin d'été pour avoir le même nombre de colonie pour la prochaine saison. Certes, il y a peut être bien d'autres effets non définis, des mutations que personne n'a encore observé. La biodiversité est un ensemble, et bien sot est celui qui s'arrête à un constat pour en faire un "fourre tout". La chimie a bon dos certes, mais elle conserve toute sa lucidité, car elle sait que sans elle et ces nombreuses avancés, la planète ne peut pas nourrir tout le monde et de surcroît les quelques 250 000 personnes de plus chaque jour.

Sixième décennie du dernier siècle à Tamniès en Périgord Noir. Le remembrement des propriétés s'est fait au milieu de la décennie. Fin de la décennie, l'irrigation des terrains agricoles et notamment de la culture du tabac et du maïs étaient possible. A la fin des années 60, l'agriculture se développera grâce à ces deux évènements majeurs. 40 producteurs de tabac sur la commune. Une cinquantaine de troupeaux de vaches. Combien de mouches et d'insectes de tous genre autour de ces troupeaux ?. Compte tenu qu'une vache a quatre pattes, combien d'hirondelles pouvaient alors arriver à nourrir leur petite famille avec 50 troupeaux?. La diminution du nombre d'hirondelle n'est pas dû qu'aux produits chimiques, sauf si ces derniers sont responsables de la disparition des troupeaux de vaches. Quelques hameaux comptent encore des vaches. Ces derniers éleveurs usent le peu de santé qu'il leur reste. Après une dure vie de labeur qui les a transportés à la soixantaine d'années, il n'y a aucun descendant pour galérer dans le monde agricole. La disparition des plantations de tabac n'a même pas été bénéfique à la santé publique, il arrive en France en provenance de tous les continents. 

La montagne de Jean Ferrat résume bien l'hémorragie de nos campagnes commencée au XVll siècle. Depuis fort longtemps, depuis que le monde est monde semble t il, l'homme rêve d'une autre vie bien meilleure ailleurs. Par voie de conséquence la bio-diversité de la planète se trouve tellement bouleversée que nos scientifiques ne savent pas ou ne sont pas d'accord entre eux sur les bons choix à faire. 

Quelques passages significatifs

Depuis longtemps ils en rêvaient
De la ville et de ses secrets
(c'est aussi en ville que se développe le mieux les frelons à pattes jaunes)
Les vignes, elles courent dans la forêt
Le vin ne sera plus tiré 
Les vignes, elles courent dans la forêt
(il s'en trouve encore dans les forêts périgourdines de ces pieds de vigne en haut des arbres)

Leur vie, ils seront flics ou fonctionnaires
De quoi attendre sans s'en faire
Que l'heure de la retraite sonne 
(certes une caricature, mais une part de vérité)
Comment peut-on s'imaginer
En voyant un vol d'hirondelles
Que l'automne vient d'arriver?
(aujourd'hui, les hirondelles par manque d'insectes dû en autre au manque de troupeaux qui eux même sont liés à la disparition des éleveurs ne sont plus aussi nombreuses au rendez vous d'été et d'automne. L'ordinateur et internet n'y changeront rien, l'homme n'a plus le pouvoir.)




La Montagne de Jean Ferrat

I
ls quittent un à un le pays
Pour s'en aller gagner leur vie
Loin de la terre où ils sont nés
Depuis longtemps ils en rêvaient
De la ville et de ses secrets
Du formica et du ciné
Les vieux, ça n'était pas original
Quand ils s'essuyaient machinal
D'un revers de manche les lèvres
Mais ils savaient tous à propos
Tuer la caille ou le perdreau
Et manger la tome de chèvre

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s'imaginer
En voyant un vol d'hirondelles
Que l'automne vient d'arriver?

Avec leurs mains dessus leurs têtes
Ils avaient monté des murettes
Jusqu'au sommet de la colline
Qu'importent les jours, les années
Ils avaient tous l'âme bien née
Noueuse comme un pied de vigne
Les vignes, elles courent dans la forêt
Le vin ne sera plus tiré
C'était une horrible piquette
Mais il faisait des centenaires
A ne plus savoir qu'en faire
S'il ne vous tournait pas la tête

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s'imaginer
En voyant un vol d'hirondelles
Que l'automne vient d'arriver?

Deux chèvres et puis quelques moutons
Une année bonne et l'autre non
Et sans vacances et sans sorties
Les filles veulent aller au bal
Il n'y a rien de plus normal
Que de vouloir vivre sa vie
Leur vie, ils seront flics ou fonctionnaires
De quoi attendre sans s'en faire
Que l'heure de la retraite sonne
Il faut savoir ce que l'on aime
Et rentrer dans son H.L.M.
Manger du poulet aux hormones

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s'imaginer
En voyant un vol d'hirondelles
Que l'automne vient d'arriver?

Jean Ferrat


 

 

Combien de temps faudra t il pour qu'enfin les responsables apicoles français admettent qu'ils sont dépassés, et que l'abeille va considérablement devoir évoluer. L'échec qu'ils ont fabriqué de toutes pièces sans aucune connaissance de la biologies des frelons en général est un exemple de leur manque de réactivité positive. 

 

a

Le 06 novembre 2009 à 17:22:00

Les feuilles sur un peuplier ne sont pas encore tombées, le nid se découvre peu à peu

    

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3 ans 8 Communes Sarladaises - et plus bas 7 communes vallée Dordogne ->




7 Communes vallée Dordogne

Graphique récapitulatif de 3 années d'observations en Périgord Noir

Les quantités de jeunes reines piégées en 2009 ont été moins nombreuses malgré un plan de piégeage identique. Les 6 communes de référence sans piégeage ne marque pas d'évolutions significatives. Certaines découvrent les premiers nids en 2009. Sur aucun des nids conservés en 2008 et 2009 nous n'avons réussi à capturer la jeune reine avec des pièges à proximité durant le temps ou elle était seule pour construire son nid et alimenter ses larves.

 

Précédent 31/01/2010
Deux campagnes de pièges n'ont pas eu l'effet escompté. A ce jour la Préfecture a confié le sujet à la DVS. Ces derniers ne savent pas fin janvier si la campagne 2010 des pièges à jeunes reines sera activée. De toute façon indiquent ils une réunion aura lieu pour faire le point en février 2010.
Nous, nous observons toujours les communes qui n'ont jamais piégé. Nous ne voyons pas d'évolutions significatives par rapport aux communes qui ont piégé. Le nombre des nids en secteurs résidentiels progresse fortement en 2009, alors que en campagnes ils augmentent moins. Sur 15 communes nous avons eu une baisse de 10.14% en 2008. L'année suivante 2009 verra une augmentation de 53.62% par rapport à l'année de référence 2007. 
Attention, Montignac ville de 3 000 habitants sans volonté de lutte contre ce fléau passe d'une augmentation de 75 % en 2008 à 475 % en 2009. Deux conférences à Montignac 2008 et 2009 n'ont suscité aucun intérêt de la part de la population. En 2007, 3 nids non détruit, 2008 4 nids non détruits et en 2009, 10 sont restés en place.
 
© Christian Ceyral