Frelon européen ou asiatique : comment les différencier ?
Les prédateurs du Frelon asiatique 
L'homme serait il son seul prédateur ? 

Mésange et Pic Épeiche, des opportunistes simplement ?
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L'ensemble des mes observations ne me permet pas de dire que la mésange est un prédateur des nids de frelons asiatiques. Le Pic Épeiche n'a pas été observé sur les nids de frelons que nous avons détruit. Les mésanges sont présentent dans les nids lorsqu'il y a très peu de frelon. (< à 100)
Attendons l'année prochaine pour faire de nouvelles observations, et notamment au plus fort des colonies de frelons asiatiques. (si nous arrivons à en trouver ! !)

Elles profitent tout au plus de la faiblesse des nids pour y venir puiser des larves. 
Faiblesse dû à une destruction ( poudrage du nid), 
à une date avancée en fin de saison 
ou encore à une forte chute de température matinale (vers -3° ou -5°). 

Pour autant de temps que les frelons sont actifs, aucun volatile ne semble s'approcher des nids. Sur plusieurs destructions nous avons observé la venue des mésanges jaunes. Nous n'avons pas vu de mésange bleue (elles sont aussi bien moins nombreuses en Périgord). Pour autant nous n'avons pas vu qui est le premier qui attaque les nids de frelons.

Elles semblent (elles ou un autre oiseau) ne pas s'attaquer à des nids qui ont encore une ou deux centaines de frelon. C'était le cas des trois nids cité ci-dessous.
Castelmerle (+/-200)
(Le 07/12/2007
, il en ai encore sorti 120 de plus du nid. 80 sont encore sortie 11/12/07.)
Un autre nid (intact) va lui aussi va être compté sans tarder (Lande Base à La Force 24)

Farouchie (+/- 90) 
St Geniès (380 comptés). 
Celui de Farouchie, elles (elles ou un autre oiseau) ont dû profiter de la forte chute de température matinale du 29/11/07. En effet le 28 au soir le nid était intact et le 29 à 8 H 30 à la destruction il était percé. Le thermomètre au levé du jour est descendu sous zéro degré. Les frelons ont dû se mettre en hypothermie, et un "courageux" a picoré le nid de frelon. Exactement comme s'il n'y avait pas de frelon à l'intérieur.
Nous avons observé deux types d'attaque :  
l'attaque sur le sommet qui n'abouti nulle part à l'intérieur
et les attaques sur la périphérie (plus nombreuses) qui elles ouvrent sur les larves et le couvain.

Quelques gros becs puissants doivent détruire les étages horizontaux à l'intérieur. Il ne semble pas possible que les mésanges seules arrivent à détruire les couvains pour progresser dans les nids. 

Elles s'associent avec le Pic Épeiche notamment dans le grenier à noix. Le Pic Rouge (son appellation locale) partage les noix en deux. Il mange goulûment dans les deux parties de la coquilles, en brisant les cerneaux de son bec puissant. Les mésanges attendent son départ pour manger les brisures de noix éparpillées tout au tour. En est il de même dans les nids de frelons asiatiques ?.

Dans les nids cités ci-dessus, les alvéoles étaient toutes très solides. Ils avaient de très jeunes larves, de plus grosses larves et du couvain operculé. Les étages n'étaient pas du tout friable comme dans certains nid ou la présence des frelons se limite à quelques dizaines. Dans les nids répertoriés ci-dessus, je ne vois pas comment les mésanges peuvent progresser à l'intérieur. Ceci me fait dire qu'elles doivent avoir des complices. Il est trop tard cette année pour comparer la consistance des étages de cellule. La solidité des étages dépend elle du type d'architecture de nid ou d'avancement de fin de vie ?.

Nous avons notre méthode pour tester la population des nids de frelon, les oiseaux semblent aussi en avoir une pour connaître le moment d'attaquer les nids.

Les mésanges ne semblent pas du tout être des prédateurs du frelon asiatique, mais elles savent saisir l'opportunité de la faiblesse des nids de frelons moribonds. Certes beaucoup de prédateur d'espèces diverses ne s'attaquent qu'aux plus faibles. Le frelon d'Asie est un prédateur des pollinisateurs, et il ne s'attaque pas qu'aux plus faibles. N'oublions pas qu'il est aussi cannibale.

Donc nous ne pouvons pas parler de prédateurs pour autant que ces derniers ne s'attaquent qu'à des populations moribondes dont le sort est au moment de l'attaque de toute façon fatal.

07/12/2007
Une récente observation sur le nid de St Amand de Coly m'a fait découvrir que les cellules sont dégradé par un animal ovipare. Lequel ? 
La possibilité d'une souris qui descendrai par l'une des cordes de Ø 8 mm. qui servent à suspendre le nid semble à  exclure. 

Il ou ils viennent détruire les cellules pour manger les restes de fond de cellule me semble t il. Je vais aller mettre un coup de balai dessous le nid.  Viendraient ils manger les déjections des larves qui seraient au nombre de une ou deux par cellule?. 
Des études (provenant des pays d'origine du frelon) semblent certifier  que le nombre de déjection par larve est de une sur toute la vie d'une larve.  Ensuite, le nombre de déjection indiquerai le nombre de larves donc de frelon élevé par cellule. Là nous entrons beaucoup dans l'intimité du frelon. De même que pour beaucoup de données concernant le frelon, il va falloir observer. Nous devons pour étayer cette thèse, avoir la certitude que les frelons n'emportent pas ces déjections soit au premier élevage de frelon ni plus tard.
Revenons au nid de St Amand de Coly : +/- 19 000 cellules, toutes occupées par des œufs, des larves et des nymphes (excepté une quantité négligeable) . Comment est il possible qu'au cœur (point central des cellules des étages) du nid ce ne soit que la deuxième couvée de frelon qui soit présente au 29/10/2007 ?
     
L'homme est pour l'instant le seul prédateur certifié des frelons, ces intrus venus d'Asie 
(il me semble qu'ils auraient dû  au moins éviter Vézac, ensuite ils auraient dû passer assez loin de Sergeac et de Tamniès)
 
 
 Nid de frelon asiatique de +/- 3 000 ouvrières  Vespa Velutina Nigrithorax, destructeur d'abeille.
Essaim photographié à Sarlat le 15/09/07  (Ø 45/50 cm). 
Il pourrait y avoir 1 500 ouvrières et 6 000 cellules dans un tel nid. (source bavards du net)
Un nid Aquitain est compté
 Nid de frelon asiatique à 6 m de haut sur un noyer,

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Fichier créé le 01/12/2007 - mise à jour le dimanche 20 janvier 2008 - Christian Ceyral