Frelons asiatiques prédateurs des nos insectes
La connaissance scientifique n'arrive pas à s'imposer

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Documentaire le frelon chinois, histoire d'un passager clandestin : Éric Moreau

Rien de bien nouveau au seuil de la nouvelle année 2015.

Depuis que nous avons eu en 2012 et les années suivantes de très mauvaises météo printanières en Périgord Noir, les apiculteurs [triple A] ont peu de miel voire même pas du tout. Les frelons ayant subit la même mauvaise météo ont été  plus que discrets. Les nids sont petits à un tel point que les gens pensent qu'il n'y en a plus. Sur quatre emplacements de ruchettes, distants de +/- 3 km, il y eu des frelons depuis début octobre sur chaque emplacement. Cependant il fallait être patient pour voir arriver un frelon à pattes jaunes. Nous avons le même nombre de nids depuis 2012. Pour beaucoup d'entre eux, ils sont resté là où ils ont fait les nids primaires et n'ont pas migrés en haut des arbres. Donc nous sommes actuellement à la situation d'avant leur arrivée : toujours aucune prédation significative aux abeilles dont nous avons la garde.
Cependant l'inquiétude monte d'un cran. La majorité des nids sont de la taille d'un ballon de foot depuis trois ans. Donc c'est à penser que la mauvaise météo les dérangent. Néanmoins quelques uns, sont de taille importante comme dans les années précédentes à 2012, d'où l'inquiétude citée plus haut. Serions nous en présence de générations de frelons à pattes jaunes dont certains serait diminués, et d'autres forts. Si tel était le cas, la météo ne serait pas la cause du manque de développement des nids depuis les trois années passées. 
Reste la question de la lignée unique des frelons présents en France soutenue par la thèse de Mariangela Arca le lundi 2 avril 2012 à 14h00 dans la bibliothèque du Laboratoire Évolution, Génomes, Spéciation (LEGS), CNRS  de Gif-sur-Yvette, Bat 13-A. Un court extrait de la présentation de la thèse : 
Nos résultats suggèrent
que l’invasion de la France dérive très probablement de l’introduction d’une seule femelle en hibernation, préalablement fécondée par plusieurs mâles. La polyandrie de V. velutina, système de reproduction presque unique parmi les Vespidae, ainsi que l’haplodiploïdie offrent une flexibilité génétique et peuvent avoir contribué au succès de V. velutina comme une espèce envahissante..

Le prochain printemps favorable aux abeilles aura toute notre attention sur le développement des nids de frelons indésirables.

Ne perdez pas de temps aux frelons à pattes jaunes, vous n'arriverez pas à les réduire, pas plus que nous, qui n'y sommes pas arrivé.  Attention aux éléments non maîtrisés qui un temps nous ont fait penser que nous étions arrivés à être influents. Nous n'avons trouvé aucune méthode de masse qui permettent de réduire le nombre des nids. Le frelon à pattes jaunes casse toute nos connaissances du monde animal. Occupez vous de vos abeilles, ne ménagez pas votre temps assis à coté de vos ruches pour les observer. De vos observations dépendra la vitalité de vos colonies d'abeilles, et ainsi elles seront fortes pour lutter contre tous les soucis de plus en plus nombreux qui les dérangent.

Pour combattre les frelons, il est nécessaire d'avoir une excellente connaissance de la biologie de l'abeille. Les frelons tout comme la teigne n'ont jamais détruit une colonie d'abeilles saines. Même sans teigne ni frelon, les colonies faibles disparaissent.

  • Détruire les nids n'a aucune influence sur le nombre des nids de l'année suivante. Entre 400 et 600 reines par nid ont été comptées par les scientifiques du MNHN de Paris. Ces nombres sont obtenus par la descente des nids de nuit à la nacelle qui sont ensuite congelés et disséquer.

  • Piéger les fondatrices ne permet pas de réduire le nombre des nids de l'année en cours. Les seules qu'ils faut détruire sont celles qui ont des nids. Elles ne viennent pratiquement jamais aux glucides, les bistros des apiculteurs. Le gros de l' alimentation de la  reine provient d'une substance régurgitée par les larves.  

  • Tuer ou piéger un frelon ne sert à rein, ce n'est pas le nombre de frelons dans la nature qui dite les captures d'insectes, mais le nombre de larves dans les nids. Jamais aucun frelon n'a consommé un seul insecte, 22 espèces vivent en Asie, et aucune de ces dernières n'échappe à cette règle. 
    Explications :
    Nous sommes 10 à transporter un tas de gravas avec nous brouettes. Lorsque le tas de gravas est transporté à moitié, 20% des conducteurs de brouettes ont des blessures qui les empêchent de continuer à charrier les gravas. Chacun de nous restant fera quelques tours de plus, et le tas sera entièrement transporté.
    Ils sont 2000 frelons dans un nid [nid de faible développement]. 100 sont capturés par jour [5%]. Ils seront remplacé par les naissances du même jour. Chaque larve aura eu sont ou ces insectes quand le soleil se couchera. Et encore c'est sans compté qu'il doit bien y avoir comme chez d'autres hyménoptères des insectes en réserves. Et même s'il n'y pas de naissance, ni d'insectes en réserve, ceux qui sont chargé de nourrir les larves feront comme nos conducteurs de brouettes valides, quelques tours de plus au ravitaillement [glucides, protéines, eau ou boulettes de bois]

  • Déjà en octobre 2007  nous savions cela de la bouche même de Mme Villemant, cela nous révoltait, le rage au cœur nous avons détruit les nids et piégé les fondatrices : résultat échec sur toute la ligne. Néanmoins nous nous sommes consolés en détruisant les nids frelons en ayant bien compris que la seule raison réelle de détruire un nid est le fait que la prédation cesse immédiatement sur nos insectes. 
    Plus de larves à nourrir, plus de capture d'insecte. Conséquences de la destruction d'un nid : 
    - ce sont divers insectes de notre biodiversité qui ne sont plus capturés, et aussi des abeilles. Ces dernières ne représentent qu'un tiers (+/-) des captures totales des frelons à pattes jaunes. 
    - les gens sont rassurées, cependant,  lorsque les nids sont découverts, c'est la période de déclin de ces derniers. Donc malgré des populations plus importantes de frelons à pattes, les riverains n'ont de tout l'été pas été inquiétés par les frelons 

  • Depuis 2012, j'ai découvert que les frelons étaient en quelque sorte des auxiliaires des jeunes abeilles d'hiver. Grâce à la découverte de M. Storch en 1950 (merci à M. Petit), j'ai pu comprendre comment se fait il que les frelons n'ont aucun impact sur les colonies saines. Certes je suis révolté contre les jeunes abeilles d'hiver qui expulsent manu militari les abeilles qui les ont élevées.  Tous les grands prédateurs ne s'attaquent qu'aux plus faibles, donc les frelons capturent en automne les vieilles abeilles dont les jours de vie étaient comptés. Les vieilles abeilles qui auront échappé aux frelons seront expulsées de la ruche,

    J'avais idée d'étayer cette thèse : les frelons ne capturent que des vieilles abeilles en automne. En fait j'en ai plus que assez de devoir toujours lutter contre les fabulations des apiculteurs aquitains au départ, maintenant ceux de France et demain ceux de l'Europe.


    C'est par des colonies saines et fortes que vous lutterez contre les frelons à pattes jaunes et contre tous les nombreux problèmes des abeilles dont l'HOMME est responsable.

  • Doléances de M. Claire Villemant (MNHN de Paris année 2011)
    Plusieurs communes ou départements ont financé la destruction systématique des nids de frelons asiatiques sans qu’un contrôle des nids détruits ait été assuré. Ces destructions qui ont coûté des sommes considérables aux financeurs ont conduit à la destruction de centaines de nids de guêpes et de frelons d’Europe, en particulier de la guêpe Dolichovespula media qui pullulait cette année 2011. Cette espèce peu commune est plus noire que les autres guêpes communes et fait son nid dans les arbres ; elle est donc très souvent confondue avec le frelon asiatique. De telles campagnes de destruction non contrôlées peuvent avoir un impact considérable sur la biodiversité de ces espèces.

 

Fichier créé le 15/09/2007 - mise à jour le lundi 08 décembre 2014 - Rédacteur : Christian Ceyral 
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